[Actu] – L’apport des sciences humaines et sociales à l’innovation

Article by · 12 juin 2020 ·

Les défis économiques, sociaux et environnementaux auxquels la Suisse fait face au même titre que le reste du monde élargissent considérablement les enjeux de l’innovation et sa définition. Innover ne porte pas que sur le développement de nouvelles technologies incorporées dans de nouveaux produits ou de nouveaux procédés. Innover consiste également à développer de nouvelles pratiques diffusées et adoptées en société.

À travers les recherches qu’elles mènent et les formations qu’elles dispensent, les SHS favorisent l’identification des possibilités d’innovation, l’émergence des innovations et elles permettent à ces dernières d’acquérir de la valeur à la fois monétaire et culturelle. Sciences en société, les SHS font de l’innovation en société et sont présentes tout au long des processus d’innovation :

  • sur le plan économique et industriel, pour transformer des inventions en innovation marchande (produits, services et expériences) ;
  • sur le plan culturel, pour créer du sens et des valeurs partagées permettant d’imaginer et d’entreprendre des changements économiques et sociaux;
  • sur le plan social, politique et institutionnel, pour orienter et diffuser des innovations souhaitées. Bien que déterminant, cet apport des SHS à l’innovation reste souvent mal identifié et peu mis en avant.

Le récent rapport « L’apport des sciences humaines et sociales à l’innovation en Suisse » présente cet apport à travers quatre fonctions clés : entreprendre, donner du sens, encadrer et co-innover. Dans un contexte politique et social appelant à une implication déterminée et déterminante des hautes écoles dans les « Grands défis sociétaux » d’aujourd’hui. Cette étude invite à poursuivre la réflexion autour de ces différentes fonctions.

Comment envisagé plus largement  la manière dont les SHS peuvent être non seulement « facilitatrices » mais également « créatrices » d’innovations ?

Cette étude a été conduite par Hugues Jeannerat, Olivier Crevoisier, Gaël Brulé, Christian Suter de l’Institut de Sociologie, Maison d’analyse des processus sociaux (MAPS), Université de Neuchâtel

Télécharger l’étude complète


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